mercredi 26 octobre 2016

Petit traité d'écologie profonde.

On voyage « pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives qu’on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels. »
Nicolas Bouvier, Le Poisson scorpion.

« Le voyage offre la métamorphose. Sur la route, on mue ».

Sylvain Tesson, Géographie de l’instant.



france info


Autant dire que ce voyage ne m’a ni lessivé, ni métamorphosé. C’est la première fois que je rentre avec la désagréable impression d’être exactement identique à ce que j’étais avant de partir.
Du coup je reviens sans idée pour donner un second souffle à ce blog et sans ligne pour ma prochaine BD. Je saute d’un projet à l’autre, sans avancer sur aucun – une adaptation de Giono, une fiction chez les Jivaros, un mélange des deux… Pour une nouvelle BD documentaire sur les Achuar, j’ai besoin d’au moins un voyage supplémentaire (prévu en juin prochain, entre autres pour accompagner des touristes).


Heureusement Steinkis va éditer en mars prochain un recueil de mes publications de blog. Ça s’appellera peut-être « Petit traité d’écologie profonde ». Voici mes premières propositions de couverture :

écologie profonde, valeur intrinsèque de la nature

François Hollande et l'écologie profonde


Mais Steinkis ne voulait pas de bulles. Ils m’ont par ailleurs fait remarquer que la seconde risquait de vieillir rapidement. J’ai donc suivi leur suggestion (venant de Wandrille) :


Paris Jivaros

couverture pour le petit traité d'écologie profonde

bergeronnette des ruisseaux, animisme








Et sinon, c’est sans rapport mais je viens de publier sur Reporterre.net 
un article (illustré) sur les Jivaros et la valeur de la nature.



vendredi 9 septembre 2016

Máaniamu

Après son passage au café de la gare de Bois-le-roi (voir le dernier post à ce sujet), Proust a traversé la Russie à pied ; il s’est nourri principalement de lichens et a affronté des ours. Il a franchi le détroit de Béring sur une pirogue de sa fabrication et a bivouaqué dans une carcasse de phoque. En Alaska, l’esprit aiguisé par le jeûne et l’effort physique, il a appris le langage des animaux. Une tempête de neige l’a obligé à se réfugier dans une grotte où un grizzli lui a offert un reste de cervidé et son flanc duveteux comme couche. Il n’attendait pas grand-chose des Etats-Unis, mais a reconnu plus tard que le grand-canyon lui avait « foutu les poils ». En Amérique centrale, le climat et l’abondance de fruits tropicaux ont adouci son humeur et il s’est autorisé la visite de quelques temples Mayas. En Colombie, il a travaillé dans un laboratoire clandestin pour gagner de quoi s’acheter des jumelles et commencer à faire de l’ornithologie. Il a passé la frontière équatorienne en radeau et, après un dernier bivouac sur une île sableuse du rio Pastaza, il est arrivé un matin dans la communauté Achuar de Napurak, but de son voyage.




Proust chez les jivaros achuar de napurak

Proust volontariat chez les Jivaros achuar de napurak


tourisme à Napurak


Proust organise la résistance armée de jivaros contre les compagnies pétrolières